Zoom sur le poste de Joséphine, présidente de la JCEP 2018

Hello Joséphine! Peux tu nous retracer ton parcours Jaycee?

Je suis arrivée tardivement à la JCE après d’autres engagements associatifs, et j’ai très vite voulu prendre des responsabilités pour en profiter au maximum ! J’ai d’abord été membre de Commission en 2014 (Forum de l’Economie circulaire), puis assez rapidement Formatrice JCEF. Ensuite j’ai lancé la Commission « Ramène Ton Trognon » en 2015 en tant que Directrice.

En 2016 j’ai rejoint le CA de la JCEP en qualité de Vice-Présidente déléguée aux Actions et au Partenariats. L’année d’après, avec la naissance de mon fils, j’ai choisi de m’impliquer à l’Observatoire Economique et Social de la JCEF, ce qui me permettait de travailler à distance en étant au cœur des réflexions sur le thème national.

Enfin en 2018 j’ai eu le grand privilège de devenir Présidente de la JCEP !

Qu’est ce qui t’a poussée à accepter ta mission de présidente?

Il faut être un peu fou pour oser ce pari, qui plus est avec une vie professionnelle chargée, et une famille qui reste ma priorité. Mais c’est un défi qui vaut la peine : je suis convaincue que la JCEP a une place majeure à jouer dans le réseau citoyen de Paris, et que nous pouvons pousser encore plus loin nos membres et observateurs dans la réalisation d’eux-mêmes au travers d’actions d’ampleur et d’un parcours attractif au sein de notre association.

Le programme porté par l’équipe CA 2018, « S’engager Ensemble », c’est un acte de foi : je crois en la capacité de notre association à faire bouger les lignes en mobilisant ses forces vives. Cela s’appuie sur la réorganisation de notre gouvernance, le rayonnement au sein du réseau et auprès des partenaires, et le développement qualitatif, pour accompagner chacun/chacune quelque soit son ancienneté et son parcours.

La dilution de l’engagement associatif n’est pas une fatalité : il y a beaucoup à faire !

Qu’est ce qui te booste dans ton poste cette année?

Tout !!! Mais avant tout le pilotage de projet. Organiser les temps forts de la vie de l’association, participer à la mise en place de nos actions, dynamiser le réseau de partenaires, communiquer pour faire rayonner notre mouvement.

Et aussi la variété : passer d’une réunion avec le Conseil d’Administration à une soirée d’accueil des nouveaux arrivants, aller démarcher un élu et la même journée assister à une réunion de Commission. Il faut savoir s’adapter et aimer aller à la rencontre des autres. Cette semaine par exemple j’ai échangé avec l’Adjoint au Maire du 18e dans le cadre de l’action world clean up day, et ce samedi matin je serai dans la rue pour participer à l’action de nettoyage du quartier des Abesses avec les bénévoles !

Tout n’est pas idyllique : se rendre disponible n’est pas évident, et il y a parfois des « loupés ». Mais cela fait aussi partie de ce défi qu’expérimente tout jaycee au travers de la prise de responsabilité : c’est la prise de risque qui permet d’avancer !

Quelle est ta plus grande fierté en tant que présidente de Paris?

L’année n’est pas finie, je pense que c’est une question à laquelle je serai vraiment en mesure de répondre en 2019, lorsque je regarderai l’ensemble des actions, et que je serai capable d’avoir plus de recul.

Mais d’ores et déjà ma plus grande fierté est d’avoir des étoiles dans les yeux de certains membres et observateurs (je ne donnerai pas de noms ). Le plaisir de voir qu’on a « embarqué » ces personnes dans le projet, et leur motivation. J’ai aussi eu de grands moments de fierté en réalisant l’impact que des Actions en cours pouvaient avoir. Je pense par exemple au jour J de la Commission Hospitallier, en avril dernier. Les personnes atteintes de maladies Chroniques sont venues remercier les membres de la Jeune Chambre après la conférence en leur disant « j’aurais aimé vous connaître plus tôt. ».

Si tu devais changer une chose dans le monde, cela serait…

Je change déjà le monde tous les jours en tant que Jaycee  !

Plus sérieusement, il y a de nombreux sujets de préoccupation. Je pense que l’implication citoyenne est au cœur de la résolution de problèmes majeurs, qui soient d’ordre géopolitiques, sociaux ou environnementaux (un sujet qui me touche particulièrement). Nous voyons bien que les politiques et que la sphère économique ne peuvent pas tout gérer ou résoudre, et font aussi parfois partie du problème. J’aime beaucoup le concept d « empowerment » : nous devons, en tant que citoyens, nous emparer de ces sujets en s’engageant tous les jours.

Un petit mot pour un observateur qui se demande s’il doit nous rejoindre?

La JCE est une terre d’opportunités. C’est la seule association que je connaisse – et j’en ai beaucoup « pratiqué » - qui offre aux membres la possibilité de se réaliser en réalisant des actions utiles à la société. Pour preuve : les nombreuses formations, et la possibilité de décider de s’emparer d’un sujet et d’être soutenu par une organisation solide, bienveillante et constructive. C’est aussi un réseau de personnes engagées partageant des valeurs communes, avec lesquels il fait bon vivre !